Et voilà mon second texte.
Pour ceux qui croient que je représente la guerre par une fleur, je vous réponds que non.
C'est la perte de l'être aimé que je symbolise.
Histoire inspirée de Zola
Il fallait faire vite. Le général venait de faire passer l'information que toutes les troupes devaient être réunies d'ici dix minutes. Nous devions partir sur le champ. Les Prusses étaient entrés sur le territoire et avaient attaqué le moulin du village. Le lieu de résidence du Maire. Point stratégique où une grande réception était tenue aujourd'hui. En l'honneur du mariage de Lara, la fille du maire, et Luke. Je n'avais pas idée depuis combien de temps les Prusses étaient arrivés là-bas. Le général ne s'était pas attardé sur les détails. Bien que la peur se lisait sur son visage. Nous ne l'avions encore jamais vu ainsi. Je m'attendais donc au pire. Lorsque nous furent tous prêts, nous partîmes rapidement. L'atmosphère dans les rangs était pesante. La peur. L'angoisse. L'appréhension. Tout cela y régnait. Chacun tentait d'imaginer ce qui nous attendait. En essayant de ne pas penser au pire, bien que nous savions tous que cette éventualité était à envisager. Nous approchions du moulin et nous fûmes, tous sans exception, envahis d'une grande anxiété. Pas un bruit ne se faisait entendre. Le silence. Rien que le silence sortait de cette colline. Un silence menaçant. Angoissant. Nous savions tous ce que cela voulait dire. Bien qu'aucun de nous ne voulut y croire. Nous avançâmes encore quelque peu, et, une fois arrivés à la lisière du bois, nous nous arrêtèrent. Figés sur place. Horrifiés par le spectacle qui se tenait devant nous. C'était pire que ce que chacun d'entre nous avait envisagé. Ce fut pire que ce que j'avais envisagé. Tout était détruit. Brûlé. La fumée envahissait le paysage et le rendait encore plus menaçant. La prairie était sans vie. Des centaines de corps étaient allongés là. Hommes. Femmes. Enfants. Bébé. On le voyait de notre place. Ce petit corps sans vie au milieu des autres. Les larmes me montèrent aux yeux devant l'atrocité de ce spectacle. Par pudeur, je ne les autorisais pas à se dévoiler. J'avançai. Passai au milieu des débris. Transperçant la fumée. Je ne pouvais pas croire ce que je voyais. Comment des êtres humains pouvaient-ils être capable d'une telle cruauté ... Des larmes menacèrent encore mes joues, mais une fois de plus je les refoulai. Leur interdisant de se montrer. Si je ne me savais pas sur cette prairie, je me serais cru sur un champ de bataille. Au milieu de tranchées qui aspirent la vie de nos frères, de nos amis, d'inconnus qui se battent pour notre pays ... Malheureusement c'était bel et bien, la propriété du Maire. Je le cherchai des yeux et vit trois cadavres plus loin, un homme lui ressemblant. J'obligeai alors mes jambes à avancer bien, qu'elles ne souhaitent qu'une chose : partir dans le sens opposé en courant. Arrivé à sa hauteur, je baissai les yeux et le vit. C'était bien lui. Je cherchai alors la mariée et son fiancé des yeux. Je les trouvai, plus bas dans la colline. Tout deux, main dans la main. Comme s'ils avaient voulu mourir ensemble. Puis, alors que mon regard s'égarait dans l'horizon, une silhouette particulière attira mon attention. Non. Impossible. Cela ne pouvait pas être elle. Je couru jusque ce corps sans vie. M'accroupi. Et la retournait. A la vue de son visage je cru défaillir. Pourquoi était-elle là ? Ce n'était pas sa place. Elle n'aurait jamais dû être ici. Pas elle. Mon unique amour. Ma raison de vivre n'était plus. Un cri de colère et de douleur déchira ce silence pesant. Un cri dénonçant ma tristesse et ma haine envers ceux qui lui avaient fait ça. Des larmes me demandèrent la permission de se montrer, je leur accordais. A quoi bon les retenir. Je n'en avais plus la force. Elles roulèrent sur mes joues, et n'arrêtèrent plus de couler. Je croisai son regard et lui fermai les yeux. Un dernier baiser sur ce visage. Une dernière caresse. Je me relevai, et avant de partir, je lui chuchotai : Je te vengerai mon Amour ...
Pour répondre à "Une visiteuse de passage", tu as bien reconnu que cela était inspiré et non pas "copié" de Zola. J'ai le livre, et à l'intérieur on nous propose de faire des écritures d'invention, or là on nous demandait de créer une petite suite. Donc pour ne pas faire empiéter sur le terrain de Zola, j'ai changé les noms et inventé des personnages qui n'existaient pas. Le seul fait qui est "copier" c'est l'attaque du moulin, le reste sort juste de mon imagination, et de la consigne du livre, que j'ai légèrement changé au passage, pour pas justement faire du copier collé sur ce livre, car ce n'est pas à moi d'en inventer la suite. De plus tu remarqueras que seule l'idée du moulin est intégrer dans l'histoire. Le reste est totalement inventé...